Accord désire sortir du groupe Barrière
Lors de la conférence de présentation des résultats 2009 du groupe Accor, son président (Gilles Pélisson) a annoncé que la compagnie désirait sortir du casinotier Lucien Barrière au cours de l’année 2010. Pour l’instant, les modalités de cette opération ne sont pas encore connues. En effet, plusieurs possibilités sont, pour l’instant, étudiées.
Au cours de l’année 2010
L’objectif commun de Gilles Pélisson et du président du groupe Barrière (Dominique Desseigne) est de parvenir à effectuer cette sortie durant l’année 2010. Pour Accor, il s’agit d’une anticipation forte. Elle vient renforcer l’equity story de la branche hôtelière. En effet, la valorisation est estimée entre 500 et 700 millions d’euros pour les 49 % du groupe Accord.
Les différentes possibilités étudiées
Plusieurs options sont possibles actuellement. Premièrement, il peut s’agir de l’arrivée d’investisseurs, fonds souverains ou autres avec lequel le groupe Barrière s’associerait. Néanmoins, Dominique Desseigne et sa famille désirent conserver la majorité de la compagnie. Sinon, une IPO peut servir au groupe Accor pour sortir du casinotier. Les deux parties travaillent sur ses opportunités et d’autres également. Ils pensent pouvoir parvenir à concrétiser cette cession avant la fin de l’année 2010.
Petit retour en arrière
En décembre 2004, le groupe Accor, la famille Desseigne-Barrière et le fond d’investissement Colony Capital ont créé l’entreprise Groupe Lucien Barrière SAS, dont voici le site officiel. Il regroupe différentes actifs casinotiers et hôteliers de la Société Hôtelière de la Chaîne Lucien Barrière (SHCLB), de la Société des Hôtels et Casino de Deauville (SHCD), de Accor Casinos et de leurs filiales respectives. Dans le cadre de ce partenariat, Colony Capital possédait la possibilité de vendre ses parts (15 %) dans le groupe créé à Accord. Le prix serait alors déterminé par 5 banques indépendantes.
La vente de 2009
Lors du mois de novembre 2008, le fond d’investissement a désiré utiliser sa possibilité de valorisation. Le montant fixé était de 153 million d’euro. Il s’agissait de la moyenne des évaluations des experts indépendants. A la fin du mois de mars 2009, la vente a été réalisée. Accor dispose alors de 49 % du groupe Lucien Barrière. L’impact de la consolidation sur la dette nette du groupe était de 260 millions d’euros, l’année dernière.
mercredi 3 mars 2010