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La France face à la Commission Européenne


La position de la France au sujet de son monopole d’Etat en matière de jeux est critiquée par Bruxelles. Sous les feux des projecteurs avec son monopole avec la Française des jeux (FDJ) et le Pari Mutuel Urbain (PMU), la France va devoir se justifier devant la Commission Européenne.

Le PMU et la FDJ sont les "vaches à lait" des caisses de l’Etat Français et sont montrées du doigt par Bruxelles. Pour comprendre les raisons, il faut remonter à fin 2006. La polémique a commencé lorsque les clubs de Monaco et de Toulouse ont choisi comme sponsors un site de paris sportifs et un site de casinos en ligne. Les équipes de football se sont refusées par l’Etat de faire figurer un site de jeux en ligne sous prétexte que c’était illégal. L’équipe de Toulouse avait remplacé 888 par " ???". Puis, les dirigeants des sponsors de l’équipe monegasques sont passés par la case "prison" avant de payer une caution pour recouvrer la liberté.

En Octobre 2006, la France a subi son premier revers en étant "mis en demeure" par la Commission Européenne. Depuis, la polémique enfle sur les jeux en ligne. D’un côté, la France interdit les sites de jeux en ligne et, parrallèlement, elle courtise les joueurs en ligne belges pour ses courses hippiques.

L’Etat Français a voulu se refaire une image de "Jeu responsable". Les mesures ont commencé par l’interdiction des mineurs à acheter des billets de grattages qui représentent un manque à gagner estimés à des millions d’euros pour la FDJ. De plus, les casinotiers doivent désormais contrôler l’accès de leur casinos à toute personne majeur. Depuis l’entrée en vigueur de cette mesure, la fréquentation des casinos a diminué et les casinos doivent faire preuve d’imagination pour retenir sa clientele. Des cartes de fidélité est la dernière invention des casinos et la rénovation du parc des machines à sous sont des facteurs qui devraient relancer l’activité.

Fin juin 2007, la Commission Européenne a envoyé à la France un "avis motivé" lui enjoignant d’ouvrir le secteur des jeux à la concurrence. Si elle ne le fait pas, la France sera traînée, comme d’autres pays dans la même situation, devant la Cour de justice européenne. Paris a obtenu une rallonge de 2 mois pour expliquer la situation de monopole. Le verdict est donc annoncé pour fin septembre 2007.

Si la fin du monopole des jeux français devait être prononcée, la filière hippique serait la plus touchée. En effet, elle génère 9 millions d’euros par an et les activités liées au cheval représentent 62000 emplois. Les paris et les courses emploient plus de 30 000 personnes.

La sévère bataille juridique et politique devrait se dissiper dans les mois à venir. Les joueurs francais y verront sûrement un peu plus clair...



mercredi 5 septembre 2007
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